Toutes les questions sur la Franc-maçonnerie que vous n'avez jamais osé poser !

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QUID DU SECRET EN FRANC-MAÇONNERIE ?

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Il existe deux secrets majeurs en Franc-maçonnerie :

Le premier concerne nos travaux. Nous nous engageons à ne pas en dévoiler la teneur. La raison de ce secret est qu’un profane très informé ne pourra jamais vivre sa cérémonie d’Initiation avec la fraîcheur nécessaire. Elle n’aura jamais l’effet attendu.

Le second est celui de l’appartenance des autres Frères ou Sœurs. Je ne peux pas vous dire que mon voisin fait partie de ma Loge. En revanche, j’ai parfaitement le droit de vous informer de mon appartenance, si je le souhaite (sinon comment pourrais-je écrire ce livre ?).

La question du secret est très présente en Europe et surtout en France. Les Anglo-saxons sont nettement plus ouverts sur le sujet. Il y a des raisons historiques qu’il faut bien comprendre. Tout d’abord, l’Église catholique étant farouchement opposée à la Franc-maçonnerie[1], il n’est pas forcément de bon ton de déclarer dans une soirée mondaine, dont cinquante pourcent des convives sont catholiques pratiquants : « Je suis Franc-maçon dans une Loge de notre ville ». Ce n’est pas toujours bien perçu par des profanes en manque d’information.

Les plus hautes autorités spirituelles musulmanes sont malheureusement sur la même posture. Ainsi, lors d'une réunion de l'Assemblée de Jurisprudence de l'Organisation de la Conférence Islamique à La Mecque, présidée par le fils du fondateur de la dynastie saoudienne, le roi Fayçal, une fatwa a été émise le 15 juillet 1978, condamnant la Franc-maçonnerie et interdisant aux musulmans d'être Francs-maçons. Je vous retranscris la conclusion de cette fatwa[2] : « Sur la base de tout ce qui a été dit et sur d’autres faits, concernant les activités de la Franc-maçonnerie, son grand danger et ses objectifs vicieux, l’Assemblée de jurisprudence a déterminé que la Franc-maçonnerie fait partie des organisations les plus dangereuses et les plus destructrices pour l’Islam et les musulmans. D’autre part, celui qui adhère à cette organisation, tout en connaissant sa réalité et ses objectifs, est considéré comme mécréant, et non pas comme musulman. »

Les régimes autoritaires et dictatoriaux ont toujours redouté les hommes et les femmes libres. Ceux qui pensent par eux-mêmes, en dehors des dogmes imposés, représentent pour ces systèmes un profond danger. Rappelons ainsi que de tous temps, les Francs-maçons ont été âprement pourchassés, comme quelques autres communautés d'ailleurs. La dernière période de harcèlement est la guerre mondiale de 1939-1945. Les Temples ont été perquisitionnés et les archives pillées, afin de les transporter vers Berlin[3] pour être analysées. Le Maréchal Pétain vouait une telle haine aux maçons qui lui avaient fait barrage pour une montée en grade durant sa carrière : « Un juif n’est jamais responsable de ses origines ; un Franc-maçon l’est toujours de ses choix », qu’il s’agissait pour lui d’une revanche cruelle, mais bien réelle[4]. Les nazis n'ont malheureusement pas été les seuls. Le régime soviétique[5] a aussi persécuté bon nombre de Francs-maçons avant d'en interdire définitivement la pratique. Léon Trotski jugeait ainsi que : « La Franc-maçonnerie est une plaie sur le corps du communisme français, qu'il faut brûler au fer rouge ». La Franc-maçonnerie est de nos jours encore interdite dans de nombreux pays : Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis[6], Corée du Nord, Indonésie... Dans d'autres pays, même si la Franc-maçonnerie n'est pas légalement interdite, sa pratique fait face à des conditions très défavorables, voire impossibles, comme au Pakistan[7].

Il faut donc bien comprendre qu’il n’est pas aisé chez nous, de nous promener en Tablier dans la rue avec la fanfare, comme on le fait en Amérique du Nord ou du Sud, dont les territoires n'ont jamais connu l'occupation de l'ennemi vainqueur. L’histoire de la Franc-maçonnerie française étant totalement différente, les comportements sont devenus eux aussi différents. Il faut reconnaître que la maçonnerie outre-Atlantique a depuis cent-cinquante ans pris une toute autre tournure. Un fait historique bouleversa l’équilibre et le développement de l’Art Royal outre-Atlantique.

Ā la suite d’un scandale national, les Américains eurent le choix entre la laisser mourir ou en faire une œuvre caritative. Pour ma part, leur maçonnerie s’est ainsi vidée de son essence spirituelle.

Laissez-moi vous raconter l’histoire qui explique pourquoi la maçonnerie de l’Oncle (du Frère) Sam est aujourd’hui dénaturée.

Le 11 septembre 1826, un certain William Morgan, journaliste de son état et Franc-maçon notoire dans les hauts-grades, disparaît de chez lui !

Quelques mois plus tôt il avait été exclu de sa Loge de hauts-grades et cela avait déclenché chez lui un désir de revanche. Il avait ensuite publié un ouvrage de 126 pages sous le titre « La Franc-maçonnerie de Morgan exposée et expliquée ». Il y dévoilait tout ce qu’il connaissait des Rites et des Rituels. En somme, il avait trahi ! Selon trois Frères de sa Loge, il devait payer. C’est ainsi que disparut Morgan.

Le 7 octobre 1827, un cadavre non identifié fut repêché près de Fort Niagara. La rumeur s’enflamma et le pays tout entier pris la Franc-maçonnerie pour cible, en généralisant sur tous les maçons, les accusant de tous les maux. L’image de la Franc-maçonnerie américaine fut ainsi dégradée en quelques semaines. Pour preuve, entre 1826 et 1846, la Grande Loge de New York, qui comptait plus de cinq-cents Loges, fut réduite à seulement soixante-cinq Loges. Pour ne pas mourir à petit feu, elle devait se réinventer. C’est ainsi qu’elle passa d’une voie initiatique à une œuvre caritative grand public.

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[1] Le 2 mars 2007, la Congrégation pour la doctrine de la foi a réaffirmé son opposition aux Francs-maçons, rappelant que l'adhésion à une Loge maçonnique demeure interdite par l'Église.

[2] Une fatwa est, dans l’islam, un avis juridique donné par un spécialiste de loi islamique sur une question particulière.

[3] Les archives du Reichssicherheitshauptamt (RSHA, bureau du haut commandement des services de sécurité), prouvent que les persécutions de Francs-maçons furent spécifiquement organisées contre eux.

[4] La loi du 13 août 1940 portant interdiction des associations secrètes et le décret du 19 août portant dissolution des associations dites « La Grande Loge de France » et « Le Grand Orient de France ».

[5] La Franc-maçonnerie était jugée « contre-révolutionnaire » car favorisant la collaboration des classes sociales par l'Internationale communiste qui l'interdisait à ses partisans (Vingt deuxième condition de Moscou). Il sera ainsi donné l'ordre à la direction du Parti Communiste Français (PCF) de donner l'ordre à ses membres maçons de quitter leurs Loges : « La dissimulation par quiconque de son appartenance à la Franc-maçonnerie sera considérée comme une pénétration dans le parti d'un agent de l'ennemi et flétrira l'individu en cause d'une tache d'ignominie devant le prolétariat »

[6] Sauf parmi les expatriés qui pratiquent dans la plus grande discrétion.

[7] La Franc-maçonnerie pakistanaise a pu travailler dans de bonnes conditions jusqu’au coup d’état de 1977.